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L’art de la coupe, qu’elle s’opère dans le réel, ou dans la matière des choses, reste une prérogative du regard. L’œil segmente, isole, rapproche, déplace, etc. Même quand il découpe ses journaux, C. reste aussi minutieux que lorsqu’il photographie les plis ou replis du réel. Une démarche fidèle à sa manière de voir et qu’importe les moyens qu’il se donne. Rapprochements aléatoires entre les formes, dialogue « rigoureux avec le hasard », le geste de C. ne cesse de redistribuer les cartes sans trahir l’esprit d’improvisation qu’il n’a jamais cessé de revendiquer.
" Concernant la straight, je n’ai pas l’impression de l’avoir quittée, explique-t-il, du moins au sens que je donne à ce terme s’agissant d’images de constat, non mises en scène, rigoureusement liées à la richesse de la perception la plus immédiate, en toutes circonstances. La rencontre fréquente entre mes propres photographies et des éléments issus de pages déchirées dans des journaux, des encyclopédies, des partitions musicales et autres objets imprimés relève de la même logique de percussion dans l’instant. »

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