24.6.16

Minuit

La blessure au genou (gauche)
Les photos sorties du roman et punaisées au mur
La distinction entre identifier et faire apparaître 
La crainte du retour d'un scénario connu
La fidélité aux plantes (eau)
Les admirations renouvellées 

16.6.16

2017

Les éditions Le Rouergue (collection La Brune) publieront mon nouveau livre Histoires souterraines, un roman, début 2017

Faire le point

Aspirateur et pépiement de petits oiseaux dans la cour, le bruit de la machine est le plus rassurant.

"Je pense à toi, mais tu ne me manques pas. Tu me manques, mais je ne pense plus à toi."

Terminé mon histoire, si tout est vrai, est-ce quand même un roman ? Roman-couverture, roman-alibi. Récits de disparitions, de désastres, exhorbitants et mineurs. Nous verrons.

Retrouver maintenant le pays des images, mettre le nez dans mes photographies, tenter de faire dialoguer des images qui ne parlent pas toutes le même langage.


27.5.16

Livre à venir, roman.

Un homme disparaît sur la ligne 6 du métro parisien.  Un autre s'envole du haut d'une tour en Asie. Une femme se transforme en image en Italie.

21.4.16

collision(s), extrait

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, passionné naturellement par mon train électrique, j’étais triste de ne pas pouvoir faire entrer deux wagons en collision et provoquer une catastrophe ferroviaire. Mon père m’avait pourtant expliqué que c’était impossible à cause du courant unilatéral, j’avais piqué, paraît-il, une colère historique. Je me souviens aussi de la tentation un peu masochiste de mettre les doigts dans une prise électrique. Même si c’était défendu, car cela pouvait me faire mal — voire me tuer — cela ne m’empêchait pas d’y penser. Je devinais sans doute que la plus grande des jouissances pouvait peut-être passer par une expérience intérieure du danger. Dans l’ordre successif de mes passions d’enfance, je me suis ensuite intéressé aux avions de chasse, aux grands requins blancs, et à toutes formes de satanisme.

6.4.16

Signature


Samedi 9 avril, au Carré Baudouin (121 rue de Ménilmontant, 75020), je signe mes livres de 16h à 18h, dans le cadre de l'exposition 2x16.

27.3.16

Senlis

Les êtres que je photographie ne deviennent-ils pas immédiatement, dans le basculement propre aux images, aussitôt des personnages, qui plus est, désorientés ? 

Ce matin, trois gouttes d'eau sur une table de café, m'enchantent au point de les photographier. Cette attention au minimal, à "l'infra-mince" comme on disait à une époque, n'est pas un regard déceptif sur la réalité, mais plutôt un acte de prudence, peut-être d'humilité - contre le risque toujours de sombrer dans la pornographie.

Dans la rue, j'ai photographié des cerisiers en fleurs avec cette phrase en tête : "que deviens-tu?"

17.3.16

Michaux

 
Henri Michaux, refusant qu'on photographie son visage, propose plutôt un agrandissement de son nombril :  Soyez tranquille, c’est présentable, le cordon ne pend plus. On l’a coupé proprement, en temps voulu. ”

14.3.16

notes de fin de journée

Des images qui désorientent (comme : je me réveille au milieu de la nuit, mon rapport à l'espace et au temps est très perturbé — inquiétudes).
Nous ne sommes cependant pas nulle part.
Quelques repères (concrets) alors pour se raccrocher au monde, mais pas trop.

11.3.16

too many birds





#4 avec Stéphane Bouquet


"Les photos d’Amaury da Cunha cachent souvent quelque chose et montrent qu’elles le cachent. C’est inaccessible, disent-elles (ou ai-je l’impression qu’elles disent). Souvent de grands aplats noirs viennent figurer le secret, ou alors des obstacles qui bloquent la vue. Souvent, les visages nous sont d’une façon ou d’une autre retirés. Souvent les yeux fermés, parce que le regard est ce si grand fourmillement de signes et tout alors deviendrait tellement trop évident."

La suite ici

26.2.16

#2 avec Michel Poivert


“ L’art de faire des photographies est-il si éloigné de celui qui consiste à mesurer le poids des choses ? Enregistrer non seulement la masse et le volume mais donner à ressentir le poids, transférer la sensation de ce qui pèse sur un corps — ou de ce qu’un corps pèse — en une forme visuelle, avec ses tonalités, ses contours…. La photographie est une des formes de l’acrobatie, un défi lancé aux principes de la gravité : un exercice de trapèze...”

La suite ici

24.2.16

en chemin

La femme galeriste me dit que mon travail est "en boucle", ce qui n'est "pas grave du tout". Je suis tenté de justifier mes gestes photographiques obsessionnels, je préfère l'écouter parler et répéter toujours la même chose avec le sentiment de deviner à l'avance les moindres mots qu'elle me dira.

La petite mort et la renaissance — déménager. Chaque livre a été soumis à un examen impitoyable, parfois totalement arbitraire et gratuit, certains auront le privilège de connaître ma nouvelle maison, d'autres trouveront d'autres yeux que les miens pour les lire. Un carton traîne dans la cour, pour les oiseaux, pour les voisins.