poursuite (Senlis, aujourd'hui)






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Une fois l'image faite, elle ne te regarde plus.

Dans ce jardin, j'ai déjà tout inventorié. Si je pouvais me faufiler dans un arbre. À l'intérieur. Dedans.

Devant, je connais bien.

Pour que cela vienne, il faudrait la nuit au milieu du jour, l'incendie du vieil arbre etc.

Si je m'obstine à placer mes objets au centre de l'image. Ne termine pas sa phrase.

Pourquoi diable ?

Au même moment, le vieux portail, une voiture, l'insecte, les oiseaux, l'enfant des voisins qui court sur les graviers. L'avion aussi.

À propos du poète V. j'ai écrit que nous sommes devenus ses lecteurs posthumes. Face aux images, nous n'êtes plus vraiment là. Plus personne, d'ailleurs. 

Quant à moi, j'ai fichu le camp depuis un moment. Vous, vous devinez que vous allez disparaître.

Images sans sujet régnant, économie de moyens, peu d'histoire, descriptions ébauchées seulement, que reste-t-il encore pour toi, regardeur fantôme de mes photographies ?

Cela ne te regarde plus, m'écrit-elle.

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