4 remarques

Mes espaces photographiques sont aussi minces que le paysage de mon esprit, ni l'un ni l'autre ne font vraiment rêver (qui voudrait vivre dans mes images ?),  mon seul mérite consiste sans doute à explorer avec obstination ces lieux d'une extrême pauvreté comme un pauvre fou qui chercherait de l'oxygène sur Mars.

Celui qui n'éprouve aucune résistance à ses actes de création me semble tout à fait suspect.

Ne pas travailler sur, mais  au-dessus, ou en dessous.

Le prochain livre que je prépare (et que j'espère vite voir venir) est plus sombre que les autres : les images sont comme frappées de mutisme et de mélancolie, mais elles laissent aussi passer un peu de grâce. Elles sont sans pouvoir les choses, oui. Peut-être signalent-elles avec prudence la puissance d'un certain détachement. Cela, l'élégance ?

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