Bande passante

   Il y a des photographies que je ne réussissais pas à intégrer au précédent travail, non pas à cause de leur nullité ou de leur obsolescence, bien au contraire : elles étaient tout simplement en avance sur moi-même, et ce n'est qu'aujourd'hui qu'elles trouvent leur place. Toujours la même procédure : une rêverie autour d’une expression, d’un mot valise. Maintenant, c’est “Bande passante” qui occupe mon esprit.  Je ne dis pas que les images doivent dériver de ce titre (pour l’instant) provisoire ; il m’aide seulement à entrevoir des nouvelles brèches possibles à la surface des choses. Comme un enfant, j’ai des souhaits intenses, mais vagues. Un cri. Un vertige. Un coït. Plus d’élévation, via  des photographies verticales que je ne prends que trop rarement. Et surtout, un souci de proximité physique entre les photographies même si elles divergent radicalement les unes des autres.  Faire des photographies en pensant en même temps à leurs destinations futures :  l’endroit qu’elles occuperaient dans un livre futur, leur positionnement sur un mur.

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