À point

On n'avait pas prévu ça. Ce fond de l'être oscillant entre la fausse enfance candide et l'entrée dans l'âge pervers de l'adulte. Comme une femme folle collant des miroirs sur les êtres vers lesquels elle serait aimantée (pas aimante, son drame).

Le sursaut dérisoire d'espérance dans une anomalie du réel, un matin (de la peinture fraîche coulant au sol autour de belles branches d'un arbre), et soudain, la joie, irrationnelle, l'attention riante, hystérique, sanctionnée par une photographie prise hélas à l'iPhone. 

Ce manque de ferveur remarqué chez les artistes d'aujourd'hui (Pierre Michon).

Ce repli domestique, ; l'œil tourné vers des films faciles (comme des aventures sans lendemain), l'autre œil fixant bêtement l'ordinateur, le médium éteint, moteur d'un nouveau texte possible, et derrière lui, la fenêtre ouverte sur le début de l'automne, ce dehors traversé par d'innombrables nouvelles images possibles. 

Cette phrase d'un ami : être soi-même, le seul moteur de sa vie. Je n'ai pas osé lui demander où trouver le meilleur des carburants. 



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